La donne a changé !
Les résultats des élections régionales vont marquer durablement la situation politique en France. L'échec de la droite est avant tout l'échec personnel de N. Sarkozy : échec de sa politique rejetée par plus de 70% des votants, échec également de sa stratégie de créer un parti unique à droite.
Pour autant il ne faut pas se réjouir trop tôt car le niveau de l'abstention est de plus en plus inquiétant. Le rejet de la droite ne doit pas faire oublier que la gauche n'arrive pas à convaincre une part importante de la population d'adhérer à ses projets.
Certes l'écologie politique s'inscrit maintenant fortement dans le paysage politique mais les accords à gauche masquent mal l'absence d'évolution de la social-démocratie sur ces questions pourtant fondamentales.
Il faut aussi prendre en compte la remontée de l'extrême droite, conséquence inévitable du cynisme de MM. Besson, Fillon et Sarkozy qui ont tenté d'instrumentaliser une fois de plus le racisme, la xénophobie et les peurs de toute sorte.
La période qui s'ouvre sera déterminante à plus d'un titre. Si le PS renoue avec ses pratiques anciennes, reposant sur la volonté hégémonique d'imposer son point de vue à ses partenaire, et sur son incapacité à dépasser les querelles d'ego de ses responsables, alors la droite sera de nouveau en situation de l'emporter en 2012.
Si, en revanche, le PS comprend qu'il ne représente que moins du tiers des votants, que l'écologie politique et les autres composantes de gauche sont au total plus représentatives, et qu'il accepte de prendre en compte les évolutions nécessaires, alors les espoirs sont permis pour la suite.
On peut être certain qu'il ne faudra pas longtemps pour être fixé. Les déclarations de certains responsables socialistes dès avant les résultats du second tour laissent hélas présager le pire.